Le Christ partage donc les vivres. Et Lui sans doute veut donner à tous, ne refuse à personne, car II est le pourvoyeur de tous ; mais quand II rompt les pains et les donne aux disciples, si vous ne tendez pas les mains pour recevoir votre nourriture, vous défaillerez en chemin. Et vous ne pourrez rejeter la faute sur Lui : II a pitié et distribue ; mais II distribue à ceux qui demeurent avec Lui, même au désert, qui ne s'en vont ni le premier ni le deuxième ni le troisième jour ; car vous lisez ailleurs : « J'ai pitié de cette foule, car voici déjà trois jours qu'ils continuent d'être avec moi » (Matth., XV, 32). Quelle condescendance, quelle humanité est par Lui inspirée aux hommes ! Il ne veut pas les laisser partir à jeun ; II ne le veut pas, de peur qu'ils ne défaillent en chemin.