Le Prophète reçoit donc l'ordre de frapper de la main et de battre du pied. Il reçoit l'ordre de chanter, parce qu'il voyait déjà les noces de l'Epoux, où l'Église est l'épousée, le Christ le bien-aimé. Bonnes noces, où l'âme s'unit au Verbe, la chair à l'Esprit. C'est à ces noces que le prophète David a voulu nous faire jouer, à elles qu'il nous a conviés, car il mariait ses descendants. Aussi, plus heureux que les autres, comme présent à la célébration même des noces, il nous exhorte à nous empresser au joyeux spectacle : « Sautez de joie, dit-il, pour Dieu notre secours, chantez joyeusement pour le Dieu de Jacob. Entonnez le psaume et jouez du tambourin, de la harpe harmonieuse et de la cithare » (Ps. 80, 2-3). Ne voyez-vous pas le Prophète comme en train de danser ? Et ailleurs : « Je vous chanterai sur la cithare, Saint d'Israël. Mes lèvres auront joie à vous chanter, et mon âme que vous avez rachetée » (Ps. 70, 22-23). Entendez-vous la voix des joueurs de cithare, entendez-vous le piétinement des danseurs ? Ce sont des noces, croyez-le bien.