Quelqu'un dira peut-être : comment l'Apôtre a-t-il dit : « Est-ce que Dieu s'inquiète des bœufs ?» (I Cor., IX, 9) alors qu'un bœuf a certes plus de prix qu'un passereau. Mais autre chose est le souci, autre chose la connaissance. Par ailleurs, le nombre des cheveux intervient non pour le fait de les compter, mais pour la facilité à les connaître : car Dieu n'applique pas ses soins à les compter dans une veille soucieuse ; mais, connaissant toutes choses, toutes choses sont pour Lui comme comptées. Il est pourtant juste de dire : comptés, parce que nous comptons ce que nous voulons conserver.