Beaucoup jugent cette comparaison particulièrement heureuse, eu égard à la nature de la fleur et aux m?urs de la plante dont il est question. Les lis n'ont pas besoin d'être soignés et cultivés chaque année ; il n'y a pas similitude entre la récolte des autres fruits et la production de cette fleur : le travail ne revient pas s'imposer chaque saison au souci des agriculteurs. Quelle que soit la sécheresse de la campagne, tout ce qui se développe est poussé à fleurir par la vertu native d'une sève qui vient d'eux et demeure toujours en eux. Ainsi quand vous voyez desséchée la tige des feuilles adultes , la nature de la fleur est pourtant vivace : sa verdeur est cachée, non morte ; mais dès qu'elle est réveillée par les caresses du printemps, elle reprend le vêtement des bourgeons, la chevelure de la fleur ou la parure du lis. Comme il nous souvient d'avoir traité ailleurs ce passage plus au long, il suffira de l'avoir effleuré, pour ne pas revenir sur les mêmes choses.