Notre adversaire, selon Matthieu, c'est toute la pratique de la vertu, la parole des Apôtres et des Prophètes, qui nous enchaîne à de pénibles commandements et aux leçons d'une vie austère ; il nous est bon de nous entendre avec lui et de l'imiter par nos œuvres, de crainte que notre entêtement ne soit dénoncé comme ayant rompu avec lui. Selon Luc, au contraire, nul n'est davantage notre adversaire que notre chute, qui nous accuse sur les preuves de notre vie : non pas que le juge futur ait besoin du ministère d'un accusateur quelconque, mais parce que devant le témoin de toutes choses notre activité nous accuse, quand elle se trouve étrangère à la pratique de la vertu et aux préceptes apostoliques.