Qui est le magistrat, sinon Celui en qui réside tout pouvoir et qui revendique pour Lui la dignité suprême du temps complet et achevé, vers qui se hâte le saint Prophète, appuyé sur la conscience de ses bonnes actions et sans crainte de l'adversaire : « Mon âme, dit-il, a soif du Dieu vivant ; quand viendrai-je comparaître devant la face de Dieu » (Ps. 41,3) ? C'est en effet ce magistrat qui renverra le coupable au juge, à Celui, dis-je, auquel Il a remis le pouvoir sur les vivants et les morts. Et Il l'a remis par nature, non par grâce : Lui ne l'a pas reçu comme ne l'ayant pas, mais l'a puisé à la substance du Père quand Il fut engendré. Voilà le magistrat et le juge que vous montre celui qui a montré l'accusateur ; et il montre quand Il sera révélé : « Au jour, est-il dit, où Dieu jugera les secrets des hommes, selon mon évangile, par Nôtre-Seigneur Jésus-Christ » (Rom., II, 16). Ce juge, c'est donc Jésus-Christ, par qui sont reprises les fautes secrètes et infligé le châtiment des œuvres mauvaises.