Or c'est l'usage, il nous en souvient, de donner une obole aux bains : en la présentant, chacun obtient faculté de s'y laver ; de même, ici, de se purifier, parce que le péché de chacun est purifié par le genre de transaction décrit plus haut. Par contre le coupable est torturé et supplicié aussi longtemps qu'il n'a pas purgé la peine de l'erreur commise. Quant aux Galiléens dont Pilate a mêlé le sang à leurs sacrifices, il semble qu'il y ait là une figure visant ceux qui, sous l'impulsion du diable, n'offrent pas avec pureté leur sacrifice. Leur prière se tourne en péché (Ps. 108, 7), comme il est écrit du traître Judas (cf. Act.,I, 20), qui pensait à livrer le sang du Seigneur au milieu même du sacrifice. « Quelqu'un avait un figuier planté dans sa vigne. »