Ainsi, moyennant la mise en oeuvre de l'intelligence spirituelle et d'humbles sentiments, le bon jardinier estime que les Juifs eux-mêmes pourront porter des fruits pour l'évangile du Christ. Il se souvenait de ce que le Seigneur a dit par Aggée : le vingt-quatre du neuvième mois à partir du jour où a été fondé le temple du Dieu tout-puissant, « à partir de ce jour, dit-Il, je bénirai la vigne et les figuiers et les grenadiers et les oliviers qui n'auront pas eu de fruits » (Aggée, II, 19 ssq.). Ceci nous révèle que vers la fin de l'année, c'est-à-dire au déclin du monde vieillissant, sera fondé le temple saint de Dieu, qui est l'Église, grâce à laquelle, sanctifiés par le baptême, les peuples juif et gentil pourront porter le fruit de leurs mérites.