A votre rencontre vient Celui qui vous entend converser dans le secret de votre âme ; et quand vous êtes encore loin, Il vous voit et accourt. Il voit dans votre coeur ; Il accourt, pour que nul ne vous retarde ; Il embrasse aussi. Sa rencontre, c'est sa prescience ; son embrassement, c'est sa clémence, et les démonstrations de son amour paternel. Il se jette à votre cou pour vous relever gisant, et, chargé de péchés et tourné vers la terre, vous retourner vers le ciel pour y chercher votre auteur. Le Christ se jette à votre cou, pour dégager votre nuque du joug de l'esclavage et suspendre à votre cou son joug suave (Matth., XI, 30). Ne vous semble-t-il pas s'être jeté au cou de Jean, lorsque Jean reposait sur la poitrine de Jésus, la tête renversée en arrière ? Aussi a-t-il vu le Verbe chez Dieu, étant dressé vers les hauteurs. Il se jette à votre cou, lorsqu'il dit : « Venez à moi, vous qui peinez, et je vous réconforterai ; prenez mon joug sur vous » (Matth., XI, 28 ssq.). Telle est la manière dont Il vous étreint, si vous vous convertissez.