On tue encore le veau gras : ainsi, rendu par la grâce du sacrement à la communion aux mystères, on pourra se nourrir de la chair du Seigneur, riche de vertu spirituelle. Nul ne peut en effet, s'il ne craint Dieu, ce qui est le commencement de la sagesse (Ps. 110, 10 ;Prov., IX, 10), s'il n'a gardé ou recouvré le sceau de l'Esprit, s'il n'a confessé le Seigneur, prendre part aux mystères célestes. Quant à l'anneau, l'avoir c'est avoir et le Père et le Fils et l'Esprit Saint, car Dieu a mis sa marque (cf. Jn, VI, 28), Lui dont le Christ est l'image (II Cor., IV, 4), et Il a déposé comme gage l'Esprit dans nos cœurs (Ib., I, 22), pour nous faire savoir que telle est l'empreinte de cet anneau qui est mis à la main, par qui sont marqués l'intime de nos cœurs et le ministère de nos actions. Nous avons donc été marqués, comme nous le lisons : « En croyant, est-il dit, vous avez reçu le sceau de l'Esprit Saint » (Éphés., I, 13). C'est justement d'ailleurs que le Fils nous décrit le père festoyant avec la chair du veau, victime sacerdotale que l'on offrait pour les péchés : Il a voulu montrer que la nourriture du Père, c'est notre salut, et que la joie du Père, c'est la rédemption de nos péchés.