Puisque nous savons qu'ensevelir est oeuvre de religion, comment donc est-il interdit à celui-ci d'ensevelir même son père ? N'est-ce pas pour vous faire entendre que l'humain passe après le divin ? Ce soin est bon, mais l'inconvénient l'emporte ; partager ses soins, c'est distraire son affection ; diviser ses soucis, c'est retarder ses progrès. Il faut donc aller d'abord au principal : car les Apôtres, pour ne pas gêner l'oeuvre de la prédication, établirent des ministres pour les pauvres ; et eux-mêmes, quand le Seigneur les envoya, reçurent l'ordre de ne saluer personne en chemin : non pas que les égards de bienveillance aient déplu, mais parce que l'application à poursuivre leur service plaisait davantage.