Hâtons-nous donc, mes frères, vers cette vie, tristes en ce siècle, parce qu'exilés de Dieu (II Cor., V, 6) — car qui n'est pas exilé de son corps est exilé de Dieu ; or il est bien meilleur d'être séparé de son corps et d'adhérer à Dieu (Phil., II, 23)—pour être un, nous aussi, chez Dieu tout-puissant et voir le Fils unique de Dieu, introduits par la gloire de la résurrection dans son état de clarté, et, dans une concorde inviolable des âmes, dans une alliance sans fin, imitant l'unité de la paix durable : ainsi s'accomplira ce que le Fils de Dieu a promis pour nous en sa prière à son Père : « Afin qu'eux aussi soient un, comme nous sommes un » (Jn, XVII, 21).