Ayant donc plus haut placé l'Eglise au-dessus de la Synagogue, Il nous engage à transférer16 notre foi de préférence à l'Église ; car la lampe, c'est la foi, ainsi qu'il est écrit : « La lampe de mes pas, c'est votre parole, Seigneur » (Ps. 118, 105) ; car la parole de Dieu est notre foi, la parole de Dieu est la lumière, la lampe c'est la foi. « Il y avait la vraie lumière, qui éclaire tout homme à sa venue en ce monde » (Jn, I, 9) ; par contre la lampe ne peut briller que si elle reçoit d'ailleurs sa lumière. C'est cette lampe qu'on allume — la vigueur de notre esprit et de notre sentiment — afin que la mine perdue se puisse retrouver (Lc, XV, 8). Que personne donc ne place la foi sous la Loi : la Loi est contenue dans la mesure, la grâce déborde la mesure17 ; la Loi fait ombre, la grâce donne clarté. Ainsi que nul ne renferme sa foi dans la mesure de la Loi, mais l'apporte à l'Eglise, où brille la grâce de l'Esprit septiforme, que le Prince des prêtres éclaire des splendeurs de la divinité souveraine, pour que l'ombre de la Loi ne l'étouffé pas.