Si quelqu'un se tient sur le toit, autrement dit a déjà gravi le faîte de sa maison et la cime des vertus éminentes, qu'il ne retombe pas sur les ?uvres de la terre et de ce monde. Car je sais un toit où Rahab, cette courtisane quant à la figure, l'Église quant au mystère, unie par la communauté des mystères aux peuples de la Gentilité, cache les explorateurs envoyés par Jésus (Jos., II, 1) ; s'ils étaient descendus dans le bas de la maison, ils auraient été tués par les émissaires qu'on avait envoyés pour les saisir. Le toit, c'est donc la fonction du sommet de l'esprit, le faîte de l'âme, qui abrite la faiblesse sans défense du corps. Cela me fait penser encore que, s'il est saint, le paralytique que quatre jeunes gens ont fait descendre par le toit (Mc, II, 3 ssq.), c'est qu'avec l'aide des quatre vertus de prudence, force, tempérance et justice, il s'est abaissé aux pieds du Christ d'une manière pour ainsi dire élevée. Car rien n'est plus élevé que l'humilité ; étant supérieure, elle ne sait s'exalter, car nul ne vise à ce qu'il sait être au-dessous de lui.