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Les Devoirs des ministres

OFFM · Ambroise de Milan · 391 · FR · 550 paragraphes · Psaumes : Vulgate · livres-mystiques.com ↗

Le convenable est donc ce qui est le plus remarquable : il se divise en deux. Il existe en effet un convenable pour ainsi dire général qui s'étend à l'ensemble de la beauté morale et que l'on observe pour ainsi dire dans le corps tout entier ; il existe aussi un convenable spécial qui brille dans quelque partie. Le convenable général se présente comme s'il offrait la cohérence, toute son action, d'une apparence uniforme et de l'ensemble de la beauté morale, lorsque toute sa vie s'accorde avec elle-même, sans que rien fasse dissonance en aucun point ; ce convenable spécial se présente lorsqu'il offre, dans ses vertus, quelque action

Observe en même temps ceci : le convenable consiste à vivre conformément à la nature, à passer sa vie conformément à la nature ; la laideur consiste en tout ce qui peut être contraire à la nature. L'apôtre dit en effet, sous la forme d'une interrogation : « Convient-il que la femme prie Dieu sans voile sur la tête ? La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que pour l'homme, assurément, s'il porte la chevelure longue, c'est une honte pour lui ? » — parce que c'est contraire à la nature. Et il dit de nouveau : « Mais pour la femme, si elle porte les cheveux longs, c'est une gloire pour elle » — c'est en effet conforme à la nature — « parce que, bien sûr, les cheveux tiennent lieu de voile » — c'est en effet un voile naturel. Ainsi donc la nature elle-même nous accorde le visage et l'apparence extérieure que nous devons conserver. Si seulement nous pouvions sauvegarder aussi l'innocence et ne pas altérer le don reçu, par notre malice.

Tu as devant les yeux ce convenable général, puisque Dieu a fait la beauté de ce monde. Tu as aussi le convenable dans les parties, puisque, lorsque Dieu fit la lumière et distingua le jour et la nuit, lorsqu'il créa le ciel, lorsqu'il sépara les terres et les mers, lorsqu'il établit que le soleil, la lune et les étoiles brillent sur la terre, Dieu trouva bonne chacune de ces choses. Ainsi donc ce convenable qui brillait en chacune des parties du monde, resplendit dans l'ensemble, comme le prouve la Sagesse en disant : « C'était moi qu'il applaudissait... alors qu'il se réjouissait de l'achèvement du monde ». Il en va de la même façon, par conséquent, dans la structure du corps humain : la partie que constitue chacun des membres est un agrément, mais la disposition appropriée des membres, pour former un ensemble, charme davantage, parce qu'on voit alors qu'il se complètent et s'harmonisent.