TheoFonsAux sources de la foi

Comment ça marche

Ce site fait une chose, et il la fait d'une manière qui mérite d'être expliquée : il transforme les notes de bas de page des documents de l'Église en chemins qu'on peut parcourir. Rien ici n'est un résumé des textes — les textes sont donnés entiers, et la piste que leurs auteurs ont eux-mêmes tracée entre eux devient praticable dans les deux sens.

Ce que vous pouvez en faire

Cinq outils sur un seul corpus. Ce ne sont pas des produits séparés : chacun aboutit aux mêmes passages, aux mêmes adresses.

D'où vient le texte

Chaque document est pris à sa publication officielle — les pages du Saint-Siège pour le Magistère, les jeux de renvois publiés pour l'Écriture. Rien n'est allé chercher pendant que vous lisez : les pages sont archivées une fois, analysées, puis servies depuis cette archive. Ce que vous lisez ne peut donc pas changer sous vos yeux parce qu'un site distant a été réorganisé, et une adresse citée aujourd'hui se résout encore demain.

Le corpus tient à ce jour 25 documents magistériels et théologiques et 73 livres bibliques — 5 482 passages numérotés en tout. C'est une fraction du Magistère, et le site le dit au lieu de laisser croire à une complétude.

Le texte officiel n'arrive pas propre

C'est la part que personne ne voit, et c'est l'essentiel du travail. Les pages du Saint-Siège ont été écrites à la main sur quelque vingt-cinq ans, et elles ont été faites pour des yeux, pas pour un programme : ce qu'un lecteur saisit sans y penser — un trait qui sépare le texte de ses notes, un titre qui n'est pas un paragraphe, un numéro mal imprimé — doit être reconstruit règle par règle, document par document.

S'y ajoutent des défauts qu'un lecteur, lui, subit vraiment : un même document donne deux pages de forme différente selon la langue, et certaines pages françaises paraissent sans leur apparat de notes. Chaque document est donc confronté à sa propre édition dans l'autre langue — mêmes paragraphes, mêmes notes, mêmes appels ? Là où le français ne porte pas de notes, l'apparat est monté depuis l'anglais appel par appel : 17 documents sont dans ce cas, et chacun le dit.

Pourquoi ce soin : un numéro de paragraphe est une adresse. Décalé d'un rang, toute citation qui le vise tombe sur le mauvais texte — sans le moindre signe visible.

Une note de bas de page devient un chemin

C'est le geste central, et il est invisible quand il réussit. L'apparat d'un document est plein de lignes comme « Cf. Concile Vatican II, constitution pastorale Gaudium et spes, 22 ». Pour un lecteur, c'est une indication. Pour un site web, c'est d'ordinaire du simple texte : on le lit, puis on va chercher le passage ailleurs, soi-même.

Ici chacune de ces lignes est lue, identifiée, et convertie en lien vers le paragraphe exact qu'elle nomme. 1 493 notes ont été traitées ainsi, produisant 45 629 renvois qui fonctionnent — dont 29 135 entrent dans l'Écriture et atteignent 10 356 versets distincts.

Il en résulte que les citations d'un auteur deviennent navigables. Vous ne suivez pas une ressemblance qu'une machine aurait remarquée entre deux textes ; vous suivez un lien qu'un pape ou un concile a délibérément posé.

« Cf. … Gaudium et spes, 22 »

Les deux sens — la seule chose à comprendre

Chaque passage du corpus se lit dans deux directions, et cette différence importe plus que toute autre idée de ce site.

Ce qui le nourrit

Les textes dont ce passage se sert : ce qu'il cite, ce sur quoi il s'appuie, ce qui le précède. Suivre ce sens, c'est remonter vers les sources — souvent l'Écriture, ou un concile antérieur.

Ce qu'il a produit

Les textes postérieurs qui citent ce passage. Suivre ce sens, c'est descendre l'histoire : on voit ce qu'un paragraphe est devenu une fois écrit, qui l'a repris, et ce qu'il en a fait.

La documentation technique appelle ces deux sens out et in. Ces noms disent de quel côté pointe la flèche dans le graphe sous-jacent, pas de quel côté va l'influence — et cela égare, car les renvois sortants d'un paragraphe sont précisément ce qui entre en lui pour le nourrir. Si vous croisez ces mots, lisez out comme « ce qui le nourrit » et in comme « ce qu'il a produit ». Sur le site même, on les évite.

Un exemple vivant, choisi par le corpus lui-même

Il n'est pas écrit à la main : à chaque construction du site, on cherche le paragraphe qui montre le mieux les deux sens à la fois, et c'est celui-là qui s'affiche. Voici celui d'aujourd'hui.

GS §22gs/22

De Christo Novo Homine. Reapse nonnisi in mysterio Verbi incarnati mysterium hominis vere clarescit. Adam enim, primus homo, erat figura futuri (28), scilicet Christi Domini. Christus, novissimus Adam…

L'Écriture sur laquelle il s'appuie
Les textes postérieurs qui le citent

Chaque chose a une adresse

Un paragraphe d'encyclique s'écrit ls/217 — le document, puis le numéro du paragraphe. Un verset s'écrit jn/3/16 — le livre, le chapitre, le verset. Chaque page de ce site est l'une de ces adresses, et l'adresse est dans l'URL.

Ce n'est pas un détail technique : c'est ce qui fait tenir une citation. Vous pouvez envoyer à quelqu'un le lien du paragraphe exact que vous visez, et ce sera encore ce paragraphe dans un an. C'est aussi ce qui rend le corpus reliable à lui-même — un renvoi doit bien pointer quelque part, et ici tout endroit est un quelque part.

Où l'intelligence artificielle intervient — et où elle n'intervient pas

Il importe d'être précis là-dessus, car un lecteur à qui on ne le dit pas la supposera partout.

Pas dans les renvois

Transformer « Cf. Gaudium et spes, 22 » en un lien vers ce paragraphe se fait par des règles explicites, pas par un modèle. C'est délibéré. Un modèle chargé de deviner une référence se tromperait une fois de temps en temps, et un lien faux est pire qu'un lien absent : il ressemble exactement à un lien juste. Le graphe, les adresses, la numérotation des paragraphes — rien de tout cela n'est engendré.

En trois endroits, nommés

La règle en dessous : l'IA sélectionne et formule. Elle n'établit jamais un lien, jamais un numéro, jamais un texte.

Ce qu'on sait nommer sans pouvoir encore le lire

Les documents citent des documents que le corpus ne détient pas. Plutôt que de jeter ces renvois, le site les garde comme des repères nommés : vous voyez que le passage cite une œuvre, et laquelle, même s'il n'y a encore rien à ouvrir. Il y a 751 noms de cette sorte. Les plus cités sont :

S'y ajoutent 456 renvois qui n'aboutissent nulle part — le plus souvent vers un texte dont aucune édition n'est accessible. Les deux chiffres sont publiés plutôt que masqués : un lecteur a le droit de savoir où s'arrête la carte.

Ce que ce site ne fait pas

Aller plus loin

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