TheoFons

Le projet

TheoFons réunit dans un seul outil le Magistère catholique, l'Écriture et la théologie qu'ils citent — pour les interroger, les relier, remonter leurs renvois dans les deux sens. Chacune des pièces ci-dessous existe ailleurs, isolément. Leur réunion, où l'on passe du verset au paragraphe magistériel et retour sans changer d'outil, est ce qui n'existait pas en ligne.

Écriture
73livres
5 239péricopes
424 544renvois croisés
10 256versets repris par le corpus
Magistère
19documents
1 012notes d'apparat
43 650renvois extraits
5 616§ repris par le corpus
Étymologieen cours
10 630lemmes grec + hébreu
28 879versets couverts

Ce qu'il fait

Les notes comme arêtes

43 650 références extraites

L'apparat d'un document magistériel n'est pas un ornement : c'est la piste que son auteur a laissée. Ici chaque note est une arête navigable, suivie dans les deux sens — ce que ce paragraphe cite, et qui cite ce paragraphe. Un rétrolien est traité comme une preuve de premier rang, parce qu'il est un jugement de pertinence posé par une autorité, et non une ressemblance de mots.

L'Écriture et le Magistère se répondent

28 444 citations bibliques · 10 256 versets distincts

Lire un verset montre quels paragraphes magistériels l'invoquent, et lire un paragraphe ouvre le verset sur lequel il s'appuie. Le pont fonctionne par recouvrement de plages, non par égalité de chaînes — un paragraphe citant Mt 5, 44 se retrouve depuis la péricope qui le contient.

Le maillage propre de l'Écriture, sources fusionnées

424 544 renvois croisés · 2 jeux de données

Les traditions de renvois ne s'accordent pas, et l'une d'elles ignore purement et simplement les livres deutérocanoniques. Elles sont fusionnées plutôt qu'arbitrées, et chaque arête conserve le nom du jeu dont elle vient — un désaccord reste ainsi visible au lieu d'être tranché en silence.

Le sens, pas seulement les mots

3 235 passages encodés · sur 5 239 découpés

L'Écriture est découpée en péricopes — des unités de sens, non des versets isolés : un récit, une parabole, un discours. Ce découpage est emboîté, une grande section contenant des passages plus courts ; on encode le niveau dont le grain répond à une question, en descendant tant qu'une unité reste trop longue pour porter un seul sens. Ces passages deviennent des vecteurs, si bien qu'une question atteint le texte qui lui répond sans nommer la moindre référence.

Trois ordres de textes, un seul appareil

0 articles de la Somme

L'Écriture, le Magistère et la théologie n'ont pas la même autorité, et le site ne feint jamais le contraire — la Somme, comme les Pères, y est classée comme théologie, non comme acte du magistère. Cette théologie n'est pas ajoutée au hasard : c'est celle que le Magistère cite directement — l'adjacence de niveau 1 dans le graphe — et seulement dans la mesure où une source accessible existe. Ces textes tiennent dans un seul appareil, avec la structure propre de la Somme préservée (objections, sed contra, respondeo) et ses renvois internes navigables. Lire une encyclique puis descendre dans l'article dont elle tire son argument est un mouvement qu'on ne peut faire nulle part ailleurs.

Une réponse qui se vérifie

5 309 paragraphes disponibles pour l'ancrage

L'assistant rédige sa réponse à partir des textes trouvés dans le corpus, non depuis la connaissance générale du modèle ; il cite chaque affirmation à son adresse, § par §. Là où le corpus ne répond pas, il le dit au lieu de combler. La trace de la sélection est affichée : on voit quels passages ont servi, et à quel titre ils ont été retenus.

Le niveau d'exigence

Les règles que ce projet s'impose. Elles sont vérifiables : chacune est ou bien visible dans le site, ou bien pas tenue.

  1. Rien n'est affirmé sans son adresse

    Toute affirmation magistérielle porte l'adresse du passage qui la fonde. Une réponse qui ne peut pas citer est une réponse qui doit refuser.

  2. Les manques sont affichés, pas masqués

    La page de statistiques recense 704 « fantômes » — des documents que le corpus cite sans qu'ils soient encore ingérés — et 279 renvois qui n'aboutissent nulle part. Un lecteur a le droit de savoir où s'arrête la carte.

  3. Un chiffre affiché est un chiffre recompté

    Aucun nombre de ce site n'est écrit à la main. Tous sont recalculés au build depuis les artefacts que le lecteur lui-même consomme, de sorte qu'une page ne puisse pas dériver en silence d'avec la donnée.

  4. Les éditions se contrôlent l'une l'autre

    Chaque document est confronté à sa propre édition dans l'autre langue : mêmes paragraphes, mêmes notes, mêmes appels ? L'alignement est produit par un algorithme de fouille de données, puis contrôlé semi-automatiquement — c'est lui qui distingue un défaut de notre extraction d'une divergence réelle entre les éditions du Saint-Siège.

  5. Un apparat monté est un apparat déclaré

    Le Saint-Siège publie certaines pages françaises SANS leur apparat de notes. Pour 17 documents — Centesimus annus, Veritatis splendor, Evangelium vitae, Ut unum sint et d'autres — les notes que vous lisez en français sont montées depuis l'édition anglaise, appel par appel. Ce n'est pas une invention : chaque note existe dans une édition officielle du même texte, et sans ce montage l'apparat serait simplement absent. Mais c'est une reconstruction, et elle doit être dite plutôt que subie. Là où les deux éditions divergent réellement — Inter mirifica porte en français une note des Pères conciliaires absente de l'anglais, et met dans le corps des citations que l'anglaise renvoie en note — aucun alignement n'est forcé.

  6. Mesurer avant d'affirmer

    On mesure la qualité de la recherche au lieu de la supposer : les renvois que les auteurs ont eux-mêmes tracés servent d'étalon — retrouve-t-on, par le sens, les passages qu'ils ont reliés ? Quand une mesure a contredit une idée de départ, c'est l'idée qui a cédé, pas la mesure.

  7. Sources créditées, licence ou non

    Chaque texte et chaque jeu de données est attribué, y compris ceux qui n'en font pas l'obligation. Quand une source ne déclare aucune licence, on n'en invente pas une à sa place.

  8. Stable, statique, citable

    Tout le corpus est servi en pages statiques à des adresses stables. Ce qu'on cite aujourd'hui se résout demain.

Ce qui manque

Dit ici plutôt que découvert par vous.

Aller plus loin

Sources et créditsStatistiques du corpus