Ainsi donc on tirait au sort le prêtre qui entrerait dans le temple. Et si, au temps des figures, nul ne pouvait l'assister, n'était-ce pas un signe qu'un prêtre allait venir dont le sacrifice ne serait pas du commun des autres : Celui qui ne sacrifierait pas pour nous en des temples faits de main d'homme, mais dans le temple de son corps éliminerait nos péchés ? Donc on tirait au sort le prêtre. C'est pour cela peut-être que les soldats ont tiré au sort les vêtements du Seigneur (Lc, XXIII, 34) : car le Seigneur se disposait à présenter pour nous dans son temple son sacrifice, et pour Lui également le recours au sort devait accomplir le précepte de la Loi (c'est pour cela qu'il a dit : « Je suis venu non pas détruire la Loi, mais l'accomplir ») : on verrait par là que c'était Lui qu'attendait l'Ancien Testament et que désignait le choix de Dieu. D'ailleurs, sur l'apôtre Mathias également le sort est tombé, pour que le choix d'un apôtre ne parût pas en désaccord avec le précepte de la Loi ancienne. « Or un ange lui apparut, debout à droite de l'autel de l'encens ».