L'abondance ne laisse rien à désirer ; et quant à l'accomplissement, nul n'en doute, car le résultat en fait foi, l'issue en témoigne. Ainsi l'Évangile est achevé et il se répand sur tous les fidèles du monde entier, arrosant toutes les intelligences, affermissant tous les cœurs. Celui donc qui, bâti sur la pierre, a reçu avec la plénitude de la foi 1. La plupart des apocryphes cités ici sont perdus ou ne nous sont connus que par des citations. C'était le cas pour Basilide ; Marcion, nous le savons, avait expurgé dans le même sens l'évangile selon saint Luc une constance inébranlable, est fondé à dire : « Ce qui s'est accompli en nous » ; car ce ne sont pas les miracles et les prodiges, c'est l'intelligence qui fait discerner le vrai du faux à ceux qui racontent ce que le Seigneur a fait pour notre salut ou qui appliquent leur coeur à ses merveilles. Est-il rien d'aussi raisonnable, lorsqu'on lit qu'il s'est fait des choses supérieures à l'homme, que de les attribuer à une nature supérieure et, lorsqu'on rencontre des signes de mortalité, d'y voir les affections du corps qui a été revêtu ? Ce sont donc l'intelligence et la raison, non les miracles, qui servent de base à notre foi. « Comme nous l'ont transmis ceux qui, dès le principe, ont eux-mêmes vu et servi la parole. »