Aussi bien elle voyait le Christ et le prenait pour un jardinier. C'est en effet ce que vous lisez : « Elle, croyant que c'était le jardinier, lui dit : Seigneur, si c'est vous qui l'avez enlevé, dites-moi où vous l'avez mis, et je le prendrai. » Si sa foi est hésitante, sa parole ne s'égare pas ; si elle l'a pris pour un jardinier, elle l'a pourtant traité en Fils de Dieu ; si elle ne croit pas encore, elle désire cependant croire : car c'est Lui qui a enlevé le corps, l'ayant ressuscité. Donc l'erreur de cette femme est pardonnable. Evidemment, elle n'aurait pas dû douter que le corps du Christ eût été relevé par la gloire de la Résurrection ; pourtant elle veut être instruite par le Christ, et déjà, dans son dévouement, elle promet la foi : elle l'enlèvera de terre, et le cherchera à la droite de Dieu.