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Traité sur l'Évangile de Luc

EXLU · Ambroise de Milan · 389 · FR · 1068 paragraphes · Psaumes : Vulgate · livres-mystiques.com ↗

Aussi bien, à la suite de ces paroles, n'est-elle plus appelée femme, mais Marie : le premier vocable est commun à la foule, l'autre est spécial à une personne qui suit le Christ. Et elle est envoyée aux disciples, sans être encore en pleine possession de sa foi, du moins comme messagère. Mais il lui est interdit de le toucher, parce qu'elle n'avait pas encore appris avec Paul que la plénitude de la divinité habite dans le corps du Christ ; elle n'avait pas encore dépouillé l'incertitude du siècle, les doutes de la chair ; elle n'avait pas encore vécu la vie du Christ. Aussi bien celle-ci n'adore pas le Seigneur et ne lui prend pas les pieds, comme l'autre Marie : chez cette dernière, ce n'est pas tant l'hommage corporel que le mouvement d'une foi plénière qui se traduit : elle croit le Christ homme et Dieu tout ensemble ; car c'est Dieu qu'on adore, l'homme que l'on étreint.