TheoFonsAux sources de la foi

Traité sur l'Évangile de Luc

EXLU · Ambroise de Milan · 389 · FR · 1068 paragraphes · Psaumes : Vulgate · livres-mystiques.com ↗

Nous voici arrivés à l'abîme de la discussion, échoués sur un bas-fond et comme ballottés dans le naufrage de la vérité. Réveillons donc le Christ, interrogeons-le ; à Lui de répondre. Interrogeons les Écritures. Nous trouvons que le royaume du Seigneur n'est pas de ce monde, car II a dit Lui-même : « Mon royaume n'est pas de ce monde » ( Jn, XVIII, 36). En disant que son royaume n'est pas de ce monde, II montre qu'il est au-dessus du monde. Ainsi son royaume était et n'était pas : il n'était pas dans le monde, il était au-dessus du monde. Il y avait donc un autre royaume du véritable David, que seul le Christ a reçu ; et il y avait une autre postérité de David, qui demeure éternellement, de laquelle a seul été engendré le Christ, qui seul est fils véritable de David, comme aussi II a été seul à recevoir son nom, ainsi qu'il est écrit : « J'ai trouvé David, mon serviteur, j'ai répandu sur lui mon huile sainte » (Ps. 88, 21) : parole qui s'applique assurément non pas au prophète David mais au Seigneur, comme l'indique ce qui précède ; car il est écrit : « J'ai prêté assistance au puissant, et j'ai exalté un élu parmi mon peuple » (Ib., 20) : car le seul puissant, le seul élu, c'est le Christ. En fait les saints font souche par la foi plus que par la génération ; aussi l'Apôtre dit-il : « S'il y a des croyants, ce sont eux les fils d'Abraham » (Gal., III,7).