C'est le nombre des jours où se répandirent les eaux des abîmes, il vous en souvient ; et c'est quand le prophète eut été sanctifié par un jeûne d'autant de jours que fut accordée la faveur d'un ciel serein (I Rois, XIX, 8); c'est par un jeûne d'autant de jours que Moïse le saint a mérité de recevoir la Loi ; c'est le nombre des années où nos pères, vivant au désert, obtinrent le pain des anges et le bienfait d'une nourriture céleste, et ce n'est qu'une fois accompli le temps marqué par ce nombre mystérieux qu'ils méritèrent d'entrer dans la Terre promise ; c'est par autant de jours où le Seigneur jeûne que s'ouvre à nous l'entrée de l'évangile. Si donc quelqu'un souhaite acquérir la gloire de l'évangile et le fruit de la résurrection, il ne doit pas se dérober à ce jeûne mystérieux, que Moïse dans la Loi et le Christ en son évangile nous montrent, par l'autorité des deux Testaments, être l'épreuve authentique de la vertu.