Mais comme ceux qui ont péché envers Dieu par l'égarement de l'idolâtrie sont châtiés, nous le voyons, jusqu'à la quatrième génération, bien dure semble assurément la sentence dont l'autorité du prophète frappe à jamais la postérité de Giézi à cause de sa convoitise, alors surtout que Notre Seigneur Jésus-Christ a donné à tous, par la régénération baptismale, la rémission des péchés ; à moins de penser à l'hérédité des vices plutôt qu'à celle de la race : de même en effet que ceux qui sont enfants de la promesse sont comptés comme bonne race, de même aussi ceux qui sont fils de l'erreur sont jugés race mauvaise. Car les Juifs ont pour père le diable (Jn, VIII, 44), dont ils descendent non dans la chair mais par leurs crimes. Ainsi tous les convoiteux, tous les avares possèdent la lèpre de Giézi avec leurs richesses, et par le bien mal acquis ils ont amassé moins un patrimoine de richesses qu'un trésor de crimes pour un supplice éternel et une brève jouissance. Car, tandis que les richesses sont périssables, le châtiment est sans fin, puisque ni l'avare ni le buveur ni le serviteur des idoles ne possédera le Royaume de Dieu (I Cor., VI, 9). « Et tous ceux de la synagogue furent remplis de colère en entendant ces choses ; et ils se levèrent et le chassèrent hors de la ville. »