Continuez, poursuivez, apprenez les mystères du texte évangélique, et dans ces deux guérisons reconnaissez le mystère du salut commun. « De même, en effet, que tous meurent en Adam, de même tous sont vivifiés dans le Christ » (I Cor., XV, 22). Qui est celui qui dans la synagogue était possédé d'un esprit immonde ? N'est-ce pas le peuple juif ? Comme enlacé par les anneaux d'un serpent et pris dans les filets du diable, il souillait sa prétendue pureté corporelle par les ordures intérieures de l'âme. Et il est bien vrai qu'il y avait dans la synagogue un homme possédé de l'esprit immonde, parce qu'il avait perdu l'Esprit Saint. Le diable était entré au lieu d'où le Christ était sorti. On nous montre du même coup que la nature du diable n'est pas mauvaise, que ses oeuvres sont iniques : car Celui qu'en vertu de sa nature supérieure il reconnaît comme Seigneur, par ses oeuvres il le renie. Et ce qui montre sa malice et la dépravation des Juifs, c'est qu'il a répandu sur ce peuple un tel aveuglement, une telle infirmité d'esprit, que ce peuple renie celui que les démons reconnaissent. O disciples et héritiers pires que leur maître ! Lui tente le Seigneur en paroles, eux par le fait ; lui dit « Jetez-vous », eux entreprennent de le précipiter.