Le Seigneur ne discourt pas ici des vêtements — encore que beaucoup soient efféminés en leur recherche de vêtements moelleux : comme s'ils ne pouvaient supporter le poids de la laine, ils balaient le sol de vêtements de soie qui leur couvrent les pieds, et font du vêtement un usage tel qu'il leur est une charge ; pourtant II semble ici désigner d'autres vêtements et, si je ne me trompe, les corps humains dont notre âme est revêtue. Aussi bien la tunique de Joseph a été ensanglantée (Gen., XXXVII, 31), à l'image du corps du Seigneur, et l'Apôtre dit : « Se dépouillant de sa chair, II a joué les principautés et toutes les puissances » (Col., II, 15) : ne montre-t-il pas que son corps faisait figure d'un vêtement dont le Seigneur s'est dépouillé dans sa Passion, de telle sorte que sa divinité demeurât libre et hors d'atteinte ? Ainsi tout ce passage, par l'exemple du Prophète, nous exhorte à supporter courageusement la souffrance. Puis II ajoute : « Voyez : ceux qui ont de riches habits sont dans les palais des rois. »