Nous pouvons cependant ici reconnaître dans le riche le peuple juif, ou les hérétiques, ou encore les philosophes du monde, qui, se complaisant dans l'abondance des paroles et dans la faconde prétentieuse qui leur sert de patrimoine, outrepassant la simplicité de la foi véritable, ont amassé des trésors inutiles. Est-ce que tel hérétique, quand vous l'entendez discourir sur la génération du Seigneur à la manière du monde, ne vous paraît pas riche en paroles, pauvre quant au sens ? Il croit avoir à présent d'opulentes richesses, mais dans l'autre vie il reconnaîtra l'indigence de sa foi et, épuisé par la famine éternelle de la foi, saura que l'aliment de mauvaise foi, qu'il éructait dans le temps présent, est cause d'un si grand supplice. Un temps viendra où ils déploreront leurs rires, ceux qui maintenant se rient de nos paroles. C'est à eux qu'il est dit à bon droit : « Malheur à vous quand tous les hommes vous féliciteront. »