Ainsi donc le texte de l'Apôtre : « La charité est patiente, bienveillante, pas envieuse.... ne se gonfle pas » (I Cor., XIII, 4) se montre réalisé dans ces préceptes. Si elle est patiente, elle doit la patience à qui frappe ; si elle est bienveillante, elle ne doit pas répondre aux malédictions ; si elle ne cherche pas son bien propre, elle ne doit pas résister au voleur ; si elle n'est pas envieuse, elle ne doit pas haïr son ennemi. Et pourtant les préceptes de la charité divine débordent ceux de l'Apôtre : donner est plus que céder ; aimer les ennemis est plus que n'être pas envieux. Tout cela, le Seigneur l'a dit et l'a fait, Lui qui, outragé, n'a pas rendu l'outrage, frappé n'a pas rendu les coups, dépouillé n'a pas résisté, crucifié a demandé le pardon pour ses persécuteurs mêmes, en disant : « Père, pardonnez-leur ce péché, car ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc, XXIII, 34). Il excusait de leur crime ceux qui l'incriminaient. Eux apprêtaient la croix, Lui répandait en retour le salut et la grâce.