Voyez le bon ordre : dans la maison du Pharisien c'est la pécheresse qui est glorifiée ; dans la maison de la Loi et du Prophète ce n'est pas le Pharisien, mais l'Église, qui est justifiée : car le Pharisien ne croyait pas, elle croyait. Aussi bien celui-là disait-il : « Si c'était un Prophète, il saurait à coup sûr qui et quelle est la femme qui le touche. » Or la maison de la Loi, c'est la Judée : elle est inscrite non sur des pierres, mais sur les tables du coeur (II Cor.III, 3) ; c'est là qu'est justifiée l'Église, désormais supérieure à la Loi : car la Loi ignore la rémission des péchés ; la Loi ne possède pas le mystère où les fautes secrètes sont purifiées ; ainsi ce qui manquait à la Loi a son achèvement dans l'Evangile. « Un prêteur, dit-II, avait deux débiteurs : l'un devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante. »