Comprenez comment le corps du Fils exhale le parfum : c'est ce corps qui a été quitté, non perdu. Son corps, ce sont les enseignements des Écritures ; son corps, c'est l'Église. Le parfum de son corps, c'est nous ; aussi convient-il que nous honorions sa mort corporelle : si elle n'a pas besoin de nos égards, les pauvres en ont besoin. J'honorerai son corps en prêchant ses discours, en découvrant s'il se peut aux Gentils le mystère de la Croix. Il l'a honoré, celui qui a dit : « Nous prêchons le Christ crucifié, d'une part scandale pour les Juifs, de l'autre folie pour les Gentils, mais pour les appelés, Juifs et Grecs, le Christ force de Dieu et sagesse de Dieu » (I Cor., I, 23-24). La Croix est honorée, quand ce que l'ignorance juge insensé est réputâ plus sage grâce à l'Évangile : ainsi pouvons-nous enseigner comment la force de l'ennemi est détruite par la croix du Seigneur. J'ai appliqué le parfum sur le corps du Seigneur : ce que l'on croyait mort commence à embaumer.