Ce n'est pas seulement quant au pain, quant au nombre, mais dans l'installation qu'il y a différence : ceux-là sont assis sur l'herbe, ceux-ci par terre ; les cinq mille sur l'herbe, les quatre mille par terre. Fouler la terre est plus qu'être étendus sur l'herbe : ceux dont les sens sont encore charnels aiment la mollesse et par conséquent sont assis sur l'herbe ? car toute chair est herbe (Is., XL, 6) ; pour les autres, c'est sur la terre, productrice du blé, du vin et de l'olivier, qu'ils obtiennent l'aliment de la grâce. Les uns sont assis, les autres étendus, car on repose davantage étendu. Il y a là deux poissons, ici on ne compte pas : aussi beaucoup ont-ils pensé que la grâce de l'Esprit aux sept dons était déterminée dans les pains, et qu'il fallait comprendre dans les poissons la grâce des deux Testaments .