Maintenant il n'est pas douteux que l'âme est comparée au passereau, puisque vous avez lu : « Notre âme, comme un passereau, a été arrachée du filet des chasseurs » (Ps. 123, 7) ; et ailleurs : « Comment dites-vous à mon âme : fuis vers les montagnes comme le passereau » (Ps. 10, 2) ? L'homme lui-même, nous le lisons, est aussi comparé au passereau, car il est écrit : « Pour moi, je suis comme le passereau solitaire sur la maison » (Ps. 101,8) : c'est qu'il est constitué par la réunion de deux passereaux en un, c'est-à-dire par l'assemblage de deux ailes s'accordant dans l'agilité de la substance spirituelle. Il y a donc le bon passereau, capable par nature de voler. Il y a aussi le mauvais passereau, qui a perdu l'habitude du vol par la faute de la souillure terrestre : tels sont les passereaux qui se vendent deux as.