Cherchons donc, ici encore, le mystère d'un sens plus profond. Le figuier est dans la vigne : or « il y avait une vigne du Dieu des armées, qu'il a livrée au pillage des nations » (Is., V, 7). Ainsi donc Celui qui a fait ravager sa vigne est également Celui qui donne l'ordre d'abattre le figuier. Or la comparaison de cet arbre s'applique bien à la Synagogue. De même en effet que cet arbre, avec l'exubérance de son feuillage abondant, a trompé l'espoir de son possesseur qui attendait en vain la récolte espérée, de même dans la Synagogue, dont les docteurs, stériles en œuvres, s'enorgueillissent de leurs paroles comme d'un feuillage exubérant, le vain ombrage de la Loi s'épanouit, mais l'espoir et l'attente d'une récolte chimérique trompe les vœux du peuple croyant.