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Traité sur l'Évangile de Luc

EXLU · Ambroise de Milan · 389 · FR · 1068 paragraphes · Psaumes : Vulgate · livres-mystiques.com ↗

Plusieurs cependant pensent que dans cette allégorie le figuier figure non pas la Synagogue, mais la méchanceté et la perversité. Toute la différence vient de ce qu'ils envisagent le genre au lieu de l'espèce. Ce qui les frappe, disent-ils, c'est que le Seigneur a dit au figuier : « Que jamais fruit ne naisse sur toi, pour l'éternité ! » Or nous savons bien que nombre de Juifs ont cru et croiront. — Mais quiconque croit n'est plus fruit de la Synagogue, mais de l'Église : il ne naît pas de la Synagogue, puisqu'il renaît dans l'Eglise. De même qu'il en est qui « sont sortis de nous, mais n'étaient pas des nôtres; car s'ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous » (I Jn, II, 19), de même nous disons des Juifs qui croient : s'ils eussent été de la Synagogue, ils seraient demeurés dans la Synagogue ; s'ils sont sortis de la Synagogue, il faut croire qu'ils n'étaient pas de la Synagogue. D'ailleurs dans l'autre interprétation c'est pour la méchanceté qu'il y aurait intercession et offre de la cultiver pour lui faire porter du fruit, alors que le Seigneur est venu pour détruire jusqu'au germe de la perversité. « Or II enseignait dans leur synagogue les jours de sabbat. Et voici une femme que depuis dix-huit ans un esprit rendait infirme, et elle était courbée. »