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Traité sur l'Évangile de Luc

EXLU · Ambroise de Milan · 389 · FR · 1068 paragraphes · Psaumes : Vulgate · livres-mystiques.com ↗

Comme Il a vite fait voir qu'il parlait de la Synagogue ! Il montre bien que c'est elle l'arbre auquel Il est venu, puisqu'il y prêche. Au reste, en cette femme infirme, c'est comme la figure de l'Eglise qui se présente : lorsqu'elle aura rempli la mesure de la Loi31 et de la résurrection, dans ce repos sans fin, élevée au sommet de la grandeur, elle ne pourra plus éprouver la courbure de notre infirmité. Et cette femme ne pouvait être guérie que moyennant la Loi et la grâce : la Loi par ses préceptes, dans le baptême la grâce par laquelle, morts au monde, nous ressuscitons pour le Christ ; car dans les dix paroles se trouve l'achèvement de la Loi, dans le nombre huit la plénitude de la résurrection. Donc cette oeuvre d'un sabbat signifie ce qui va se passer : quiconque aura accompli la Loi et la grâce sera, par la miséricorde du Christ, débarrassé des misères de ce corps infirme. C'est pourquoi la sanctification a d'abord été donnée en figure par Moïse, parce que la pratique de la sanctification à venir et de l'observance spirituelle devait consister à s'abstenir des ?uvres du siècle. Aussi bien Dieu même s'est reposé des ouvrages du monde : non pas de (tous) ouvrages, puisque son activité est perpétuelle et continuelle, comme le dit le Fils : « Mon Père agit maintenant encore, et moi aussi j'agis » (Jn, V, 17) ? afin qu'à l'exemple de Dieu cessent pour nous les ?uvres du monde, non celles de religion.