Donc jusque-là nous tirions vanité de nos observances superflues, voletant dans la légèreté de notre vide ; maintenant, les mains déliées par la foi du Christ et libérés des entraves des sabbats, nous nous appliquons aux œuvres bonnes, et dans les festins mêmes nous gardons la liberté, nous évitons l'intempérance, de peur qu'affranchis de la Loi nous ne soyons esclaves des convoitises. Car la Loi attachait à elle, pour dégager des convoitises ; la grâce, en supprimant un moindre esclavage, nous a prescrit bien plus lourd : « Tout nous est permis, mais tout ne nous convient pas » (I Cor., VI, 12) ; car il est pesant d'user du pouvoir pour retourner sous un pouvoir. Cessez donc d'être sous la Loi pour être, par la vertu, au-dessus de la Loi. « A quoi jugerai-je que le Royaume de Dieu est semblable ? Il est semblable au levain qu'une femme prend et fait disparaître dans la farine, si bien que tout l'ensemble lève. »