Cette comparaison, par les questions qu'elle soulève, présente une telle ambiguïté que les avis sont nombreux et variés. Il était donc à propos de dire, plus haut, que le Christ est grain de blé, parce que le levain spirituel nous attendait. Beaucoup pensent que le levain, c'est le Christ, parce qu'il fait lever la vertu dont Il s'empare. Et comme le levain, prélevé sur la farine, l'emporte sur son espèce par l'énergie, non par l'apparence, le Christ aussi, égal quant au corps à ses ancêtres, leur était incomparablement supérieur par sa divinité. Donc que la sainte Eglise, figurée par l'emblème de cette femme de l'Évangile, et dont nous sommes la farine, cache le Seigneur Jésus au plus intime de notre esprit, jusqu'à ce que la coloration de la sagesse céleste atteigne aux plus secrètes profondeurs de notre âme.