Il n'y a donc plus qu'un levain, quand la chair ne convoite pas contre l'esprit, ni l'esprit contre la chair (Gal., V, 17), mais que nous faisons mourir les activités de la chair (Rom., VIII, 13), et que l'âme, consciente d'avoir reçu du souffle de Dieu l'esprit de vie, évite la contagion de la terre, des rapports avec le monde. Aussi l'Apôtre nous a-t-il prescrit de nous conduire non selon la chair, mais selon l'esprit, afin que, sanctifiés par le bain qui régénère (Rom., VIII, 4), dépouillés du vieil homme et de ses désirs, revêtus du nouveau qui est créé selon le Christ (Col., III, 9 ssq.), nous marchions non pas dans la vétusté de la lettre, mais dans la nouveauté de l'esprit (Rom., VII, 6) : si bien que, même au temps de la résurrection, nous puissions garder la société sans corruption du corps, de l'âme et de l'esprit, et obtenir présentement ce que nous demandons. Beaucoup pensent que c'est ce que le Seigneur a marqué, quand Il dit : « Si deux d'entre vous s'entendent sur terre, quoi que vous demandiez, vous l'obtiendrez de mon Père qui est aux cieux» (Matth., XVIII, 19).