Il y aura encore un autre dimanche, où le corps du Seigneur ressuscitera. Paul le connaissait, lui qui a dit : « Vous êtes le corps du Christ, et membres de ses membres » (I Cor., XII, 27). Ce corps du Seigneur et les os de ses os seront attachés à leur tête : or « la tête de l'Eglise, c'est le Christ » (Éphés., V, 23). Alors le jeûne prendra fin, parce que dans la jouissance sans fin disparaîtront fatigue, souci, lassitude. Alors la mort sera détruite, car « en dernier lieu la mort sera détruite » (I Cor., XV, 26). Car si elle a fait défaut pour Enoch et n'a pas eu lieu pour lui, elle n'a pourtant pas été détruite : car il a été enlevé pour lui échapper. Le Christ a été immolé pour la détruire ; aussi a-t-il été dit, à propos : « Où est, mort, ta victoire ? où est, mort, ton aiguillon » (I Cor., XV, 55) ? Donc à cette résurrection le Christ ressuscitera pour ainsi dire de nouveau, dans son corps. Ainsi « bienheureux qui aura part à la première résurrection » (Apoc., XX, 6). De même en effet que le Christ est prémices des morts (I Cor., XV,20), de même les prémices des ressuscités de l'Eglise sont ses saints.