Dieu serait-Il injuste, pour que des gens semblables par les occupations, vivant ensemble, sans différence quant à la valeur de leurs actes, soient l'objet d'une distinction dans la récompense de leurs mérites ? Il n'en va pas ainsi ; mais aux actions de l'homme correspond leur récompense. Les mérites des hommes ne sont donc pas égalisés par leur vie en commun, car le père se dresse contre le fils et le fils contre le père (Lc, XII, 53) par zèle religieux. Tous en fait ne réalisent pas ce qu'ils entreprennent, mais « celui qui aura persévéré jusqu'au bout sera sauvé » (Matth., X, 22). A ce moment final le Seigneur examine non la prestation extérieure, mais la disposition intérieure ; car si vous faites l'offrande juste sans le juste partage, votre sacrifice n'est pas agréé de Dieu (Gen., IV, 7). Donc d'un même lit (car il existe un lit de l'infirmité humaine, puisqu'il est écrit : « Vous avez retourné son lit dans son infirmité » (Ps. 40, 4)) l'un est laissé, l'autre pris. Celui qui est pris est enlevé au-devant du Christ dans les airs (I Thess., IV, 16), celui qui est laissé, réprouvé.