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Traité sur l'Évangile de Luc

EXLU · Ambroise de Milan · 389 · FR · 1068 paragraphes · Psaumes : Vulgate · livres-mystiques.com ↗

Que si tel est troublé de ce que nul n'est bon que le Dieu unique, qu'il se trouble aussi de ce que nul n'est bon que Dieu : si le Fils n'est pas exclu de la divinité, le Christ à coup sûr n'est pas davantage exclu de la bonté. Mais puisqu'on Dieu le Fils est personnellement distinct, un en puissance — car « il n'y a qu'un Dieu, de qui sont toutes choses, et un seul Seigneur, par qui sont toutes choses » (I Cor., VIII, 6) — puisque Dieu et Seigneur ne font pas deux dieux, mais un seul Dieu, car « le Seigneur votre Dieu est un Seigneur unique » (Deut., VI, 4), assurément si par sa majesté Dieu est un dans l'une et l'autre personne, il n'y a qu'un seul bon dans les deux. Car comment ne serait pas bon Celui qui est né du bon ? « Un arbre bon produit de bons fruits » (Matth., VII, 17) ; comment ne serait-Il pas bon, puisque la substance de bonté puisée dans le Père n'a pas dégénéré dans le Fils, n'ayant pas dégénéré dans l'Esprit ? Aussi « votre Esprit bon me conduira à la voie droite» (Ps. 142, 10). Que si l'Esprit est bon, qui a reçu du Fils (Jn, XVI, 14), Celui qui lui a transmis est assurément bon aussi ; et si le Père est bon, Celui-là certes est également bon qui a tout ce qu'a le Père (Jn, XVII,10). Ou bien si vous niez que le Fils ait la bonté, vous le niez du Père.