La doctrine sociale reconnaît la légitimité de la grève « quand elle se présente comme un recours inévitable, sinon nécessaire, en vue d'un bénéfice proportionné »,663Catéchisme de l'Église Catholique, 2435. après que toutes les autres modalités de dépassement du conflit se soient révélées inefficaces.664Cf. Concile Œcuménique Vatican II, Const. past. Gaudium et spes, 68: AAS 58 (1966) 1089-1090; Jean-Paul II, Encycl. Laborem exercens, 20: AAS 73 (1981) 629-632; Catéchisme de l'Église Catholique, 2430. La grève, une des conquêtes les plus difficiles de l'associationnisme syndical, peut être qualifiée de refus collectif et concerté, de la part des travailleurs, d'accomplir leurs prestations, afin d'obtenir, grâce à la pression ainsi exercée sur les employeurs, sur l'État et sur l'opinion publique, de meilleures conditions de travail et de leur situation sociale. La grève, pour autant qu'elle apparaisse « comme une sorte d'ultimatum »,665Jean-Paul II, Encycl. Laborem exercens, 20: AAS 73 (1981) 632. doit toujours être une méthode pacifique de revendication et de lutte pour ses droits; elle devient « moralement inacceptable lorsqu'elle s'accompagne de violences ou encore si on lui assigne des objectifs non directement liés aux conditions de travail ou contraires au bien commun ».666Catéchisme de l'Église Catholique, 2435. VI. SOLIDARITÉ ENTRE LES TRAVAILLEURS
Compendium de la doctrine sociale de l'Église
Notes
- 663. Catéchisme de l'Église Catholique, 2435.
- 664. Cf. Concile Œcuménique Vatican II, Const. past. Gaudium et spes, 68: AAS 58 (1966) 1089-1090; Jean-Paul II, Encycl. Laborem exercens, 20: AAS 73 (1981) 629-632; Catéchisme de l'Église Catholique, 2430.
- 665. Jean-Paul II, Encycl. Laborem exercens, 20: AAS 73 (1981) 632.
- 666. Catéchisme de l'Église Catholique, 2435.