Il est bien vrai qu'il la rendit, car Il ne la perdit pas contre son gré ; aussi bien Matthieu dit : « Il remit son esprit » : remettre est volontaire, perdre est contrainte. C'est pourquoi l'on a ajouté : « Dans un grand cri » ; il y a là soit le grandiose témoignage qu'il s'est abaissé jusqu'à la mort pour nos péchés — je ne rougirai donc pas de reconnaître, moi aussi, ce que le Christ n'a pas rougi d'affirmer dans un grand cri — soit une évidente manifestation de Dieu, témoignant du lien de la divinité et de la chair. Car vous lisez : « Jésus poussa un grand cri : Dieu, dit-Il, mon Dieu, regardez-moi ! Pourquoi m'avez-vous abandonné ? » Il a crié comme un homme que sa séparation de la divinité allait faire mourir ; car, la divinité étant exempte de mort, la mort ne pouvait se produire que si la vie se retirait ; et la vie, c'est la divinité77 .