Il n'est d'ailleurs pas contraire à la vérité qu'il ait été triste pour ses persécuteurs, sachant qu'ils expieraient dans les supplices leur sacrilège. C'est pour cela qu'il dit : «Eloignez de moi ce calice » : non pas que le Fils de Dieu craignît la mort, mais parce qu'il n'eût pas voulu la perte des méchants eux-mêmes. Aussi bien dira-t-il : « Seigneur, ne mettez pas ce péché à leur compte » (Lc, XXIII, 34) afin que sa Passion fût salutaire à tous. « Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme ? »