Dans la deuxième grande manifestation à sainte Marguerite-Marie, Jésus exprime sa douleur parce que son grand amour pour les hommes ne reçoit en retour que « des ingratitudes et méconnaissances », « des froideurs et du rebut », « ce qui – dit le Seigneur – m’est beaucoup plus sensible que tout ce que j’ai souffert en ma Passion ». 162S. Marguerite-Marie Alacoque, Autobiographie, Op.cit, pp. 71-72.
Jésus parle de sa soif d’être aimé, Il nous montre que son Cœur n’est pas indifférent à la manière dont nous réagissons à son désir : « J’ai soif, mais d’une soif si ardente d’être aimé des hommes au Saint Sacrement, que cette soif me consomme ; et je ne trouve personne qui s’efforce, selon mon désir, pour me désaltérer en rendant quelque retour à mon amour ». 163Id., Lettre au R.P. Croiset, 3 novembre 1689, pp. 576-577. La demande de Jésus est l’amour. Lorsque le cœur croyant le découvre, la réponse qui jaillit spontanément n’est pas une pesante quête de sacrifices ni le simple accomplissement d’un devoir pénible, mais elle concerne l’amour : « Je reçus de mon Dieu des grâces excessives de son amour, et me sentis touchée du désir de quelque retour, et de lui rendre amour pour amour ». 164Id., Autobiographie, n. 92, p. 102. Léon XIII enseigne cela lorsqu’il écrit que, par l’image du Sacré-Cœur, la charité du Christ « nous pousse à l’aimer en retour ». 165Lett. enc. Annum sacrum (25 mai 1899), n. 8 : ASS 31 (1898-99), p. 649.