Selon la disposition de chaque église, on placera la chorale de telle sorte qu´apparaisse clairement sa nature: elle fait partie de l´assemblée des fidèles réunie dans l´église, et elle a une fonction particulière qu’elle remplira ainsi plus aisément ; on fera en sorte qu’à la messe chacun de ses membres puisse pleinement participer au sacrement123Cf. S. Cong. des Rites, Instruction Musicam sacram, n. 23..
L´orgue et les autres instruments de musique légitimement approuvés seront installés dans un endroit approprié pour qu´ils puissent soutenir le chant aussi bien du peuple que de la chorale et, s´ils jouent seuls, qu´ils puissent être bien entendus par tous. Il convient que l’orgue soit béni avant d’être mis en service pour la liturgie, selon le rite prévu dans le Rituel romain124Cf. Rituel romain, Livre des bénédictions, Bénédiction d’un orgue, nn. 1052-1067.. Pendant l’Avent, on se servira de l’orgue et des autres instruments de musique avec la discrétion qui convient au caractère de ce temps, et sans anticiper sur la joie complète de la Nativité du Seigneur. Pendant le Carême, l’orgue et les autres instruments ne sont autorisés que pour soutenir le chant, à l’exception du quatrième dimanche (Laetare), des solennités et des fêtes.
En fonction des données architecturales de l´église et conformément aux coutumes locales légitimes, la Sainte Eucharistie sera conservée dans un tabernacle placé dans un lieu très noble, insigne, bien visible, bien décoré et permettant la prière 125Cf. S. Cong. des Rites, Instruction Eucharisticum Mysterium, n. 54 : DC 1496 (1967), 1117-1118 ; Instruction Inter Oecumenici, n. 95 : DC 1435 (1964), 1375.. Le tabernacle sera normalement unique, fixe, fait d’un matériau solide et à l’abri des effractions, non transparent et si bien fermé que soit évité au maximum tout danger de profanation126Cf. S. Cong. des Rites, Instr. Eucharisticum mysterium, du 25 mai 1967, n. 52 : DC 1496 (1967), 1117 ; Instruction Inter oecumenici, du 26 septembre 1964, n. 95 : DC 1435 (1964), 1375 ; S. Cong. pour les sacrements, Instruction Nullo unquam tempore du 28 mai 1938, n. 4 : A.A.S. 30 (1938) pp. 199-200 ; Rituel romain, Rituel de l’eucharistie en dehors de la messe, nn. 10-11 ; Code de droit canonique, can. 938 § 3.. Il convient de plus que le tabernacle soit béni avant d’être mis en service pour la liturgie, selon le rite prévu dans le Rituel romain127Cf. Rituel romain, Livre des bénédictions, Pour inaugurer un tabernacle, nn. 919-929..
Il est plus conforme à la vérité du signe que le tabernacle, où la très sainte Eucharistie est conservée, ne soit pas sur l’autel où la messe est célébrée128Cf. S. Cong. des Rites, Instr. Eucharisticum mysterium, du 25 mai 1967, n. 55 : DC 1496 (1967), 1118.. Il faut donc que le tabernacle soit placé, au jugement de l’évêque diocésain : 129Cf. ibidem, n. 53 : DC 1496 (1967), 1117 ; Rituel romain, Rituel de l’eucharistie en dehors de la messe, n. 9 ; Code de Droit canonique, can. 938 § 2 ; Jean-Paul II, Lettre Dominicae Cenae, du 24 février 1980, n. 3 : DC 1783 (1980), 302.
Selon la coutume traditionnelle, une lampe spéciale, alimenté avec de l’huile ou de la cire, brillera en permanence près du tabernacle, pour signaler et honorer la présence du Christ130Cf. Code de Droit canonique, can. 940 ; S. Cong. des Rites, Instr. Eucharisticum mysterium, du 25 mai 1967, n. 57 : DC 1496 (1967), 1118 ; Rituel romain, Rituel de l’eucharistie en dehors de la messe, n. 11..
De plus, on n’oubliera aucunement tout ce qui est prescrit, selon les normes du droit, sur la réserve eucharistique131Cf. surtout S. Cong. pour les sacrements, Instruction Nullo unquam tempore du 28 mai 1938 : A.A.S. 30 (1938), pp. 198-207 ; Code de Droit canonique, can. 934-944..
Dans la liturgie terrestre, l’Eglise a un avant-goût de la liturgie céleste qui se célèbre dans la Cité sainte de Jérusalem vers laquelle tend son pèlerinage, là où le Christ siège à la droite de Dieu, et en vénérant la mémoire des saints, elle espère partager un jour leur compagnie132Cf. Const. lit., n. 8.. C’est pourquoi, selon une très ancienne tradition de l´Église, les images du Seigneur, de la bienheureuse Vierge Marie et des saints, sont proposées à la vénération des fidèles dans les édifices religieux133Cf. Pontifical romain, Rituel de la Dédicace, ch. IV, n. 10 ; Rituel romain, Livre des bénédictions, Bénédiction d’une image destinée à la vénération publique, nn. 984-1031. ; elles y sont disposées de manière à conduire les fidèles vers les mystères de la foi qui y sont célébrés. Aussi, veillera-t-on à ne pas les multiplier sans discernement et à les disposer de manière à ne pas détourner l´attention des fidèles de la célébration elle-même134Cf. Const. lit., art.125.. On n´aura normalement pas plus d´une seule image du même saint. D´une façon générale, dans l´ornementation et l´aménagement de l´église en ce qui concerne les images, on aura en vue la piété de toute la communauté ainsi que la beauté et la dignité des images.