TheoFonsAux sources de la foi

Institutio generalis Missalis Romani

IGMR · Congrégation pour le culte divin · 2003 · FR · 399 paragraphes · vatican.va ↗

La concélébration, qui manifeste heureusement l´unité du sacerdoce et du sacrifice, ainsi que l´unité du peuple de Dieu tout entier, est prescrite par le rite lui-même : à l´ordination d´un évêque ou à celle de prêtres, à la messe pour la bénédiction d´un abbé, et à la messe chrismale. Elle est recommandée, à moins que l´utilité des fidèles ne requière ou ne suggère de faire autrement: a. le Jeudi saint, à la messe du soir en mémoire de la Cène du Seigneur; b. à la messe dans les conciles, les assemblées d´évêques et les synodes; c. à la messe conventuelle et à la messe principale, dans les églises et oratoires; d. à la messe lors de réunions de prêtres, tant séculiers que religieux101Cf. Const. lit., n. 57 ; Code de Droit canonique, can. 902.. Cependant, il est reconnu à tout prêtre la liberté de célébrer l’Eucharistie individuellement, pourvu qu’il n’y ait pas une concélébration au même moment dans la même église ou le même oratoire. Toutefois il n’est pas permis de célébrer la messe individuellement le Jeudi saint et à la Veillée pascale.

On accueillera volontiers à la concélébration eucharistique les prêtres de passage, pourvu que l’on connaisse leur identité sacerdotale.

Là où il y a un grand nombre de prêtres, la concélébration peut avoir lieu plusieurs fois le même jour, si la nécessité ou l’utilité pastorale le demande ; cela doit cependant se faire à des moments successifs, ou bien en différents lieux sacrés102Cf. S. Cong. des Rites, Instr. Eucharisticum mysterium., n. 47 : DC 1496 (1967), 1115..

Il appartient à l´évêque, conformément au droit, de régler la discipline de la concélébration dans toutes les églises et oratoires de son diocèse.

On doit particulièrement estimer la concélébration où les prêtres d´un diocèse concélèbrent avec leur propre évêque, à la messe “stationale” surtout aux jours de grande solennité de l’année liturgique, à la messe d’ordination du nouvel évêque du diocèse, de son coadjuteur, ou de son auxiliaire, à la messe chrismale, à la messe du Jeudi saint au soir en mémoire de la Cène du Seigneur, aux célébrations du saint fondateur de l’Eglise locale ou du patron du diocèse, aux anniversaires de l’évêque, enfin à l’occasion du synode ou de la visite pastorale103Cf. ibidem.. Pour la même raison, la concélébration est recommandée chaque fois que les prêtres se réunissent avec leur évêque, à l´occasion des exercices spirituels ou d´une autre réunion. Le signe de l´unité du sacerdoce et de l´Église, qui caractérise toute concélébration, se manifeste alors de façon plus évidente.

Pour un motif particulier, à cause de la signification du rite ou de l´importance de la fête, il est permis de célébrer ou de concélébrer plusieurs fois le même jour, dans les cas suivants : 104Cf. Benoit XV, Const. apost. Incruentum altaris sacrificium, du 10 août 1915 : A.A.S. 7 (1915), pp. 401-404.

La messe concélébrée, quelle qu´en soit la forme, suit les règles à observer communément (cf. nn. 112-198), en les conservant ou en les changeant sur les points indiqués ci-dessous.

Personne ne sera jamais admis à concélébrer une fois la messe commencée.

On préparera dans le sanctuaire : a) des sièges et des livrets pour les prêtres qui concélèbrent ;b) à la crédence, un calice suffisamment grand, ou plusieurs calices.

S’il n’y a pas de diacre, quelques-uns des concélébrants accompliront les fonctions qui lui reviennent. S’il n’y a pas non plus d’autres ministres, des fidèles capables peuvent être chargés de leurs fonctions ; sinon, quelques-uns des concélébrants les rempliront.

Les concélébrants revêtent à la sacristie ou dans un autre local approprié les vêtements liturgiques qu´ils ont l´habitude de prendre lorsqu´ils célèbrent la messe individuellement. Toutefois, pour une juste cause, par exemple un nombre très élevé de concélébrants, qui fait qu’on manque d’ornements, les concélébrants, excepté toujours le célébrant principal, pourront se passer de chasuble, et porter l’étole sur l’aube.

Notes

  1. 101. Cf. Const. lit., n. 57 ;Code de Droit canonique, can. 902.
  2. 102. Cf. S. Cong. des Rites, Instr. Eucharisticum mysterium., n. 47 : DC 1496 (1967), 1115.
  3. 103. Cf. ibidem.
  4. 104. Cf. Benoit XV, Const. apost. Incruentum altaris sacrificium, du 10 août 1915 : A.A.S. 7 (1915), pp. 401-404.