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Institutio generalis Missalis Romani

IGMR · Congrégation pour le culte divin · 2003 · FR · 399 paragraphes · vatican.va ↗

Ensuite le célébrant principal, les mains jointes, dit la monition qui précède l´oraison dominicale, puis les mains étendues, il dit avec les autres concélébrants qui eux aussi étendent les mains, et avec tout le peuple l´oraison dominicale elle-même.

Libera nos ( Délivre-nous) est dit par le célébrant principal seul, les mains étendues. Tous les concélébrants, avec le peuple, prononcent l´acclamation finale: Quia tuum est regnum (Car c’est à toi qu’appartiennent).

Après la monition du diacre ou, en son absence, d´un concélébrant: Offerte vobis pacem (Frères, donnez-vous la paix du Christ), tous se donnent la paix mutuellement. Ceux qui sont les plus rapprochés du célébrant principal reçoivent de lui la paix avant le diacre.

Pendant qu´on dit l´Agnus Dei (Agneau de Dieu), les diacres ou quelques-uns des concélébrants peuvent aider le célébrant principal à rompre les hosties pour la communion des concélébrants et celle du peuple.

Lorsque l´immixtion est accomplie, seul le célébrant principal, les mains jointes, dit à voix basse l’une des deux prières Domine Iesu Christe, Filii Dei vivi (Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu vivant) ou Perceptio Corporis et Sanguinis (Seigneur Jésus Christ, que cette communion à ton Corps et à ton Sang).

Lorsque la prière avant la communion est achevée, le célébrant principal fait la génuflexion et s´écarte un peu. Les concélébrants, l´un après l´autre, viennent au milieu de l´autel, font la génuflexion, prennent à l´autel le Corps du Christ avec respect, le tenant de la main droite, posée sur la main gauche et retournent à leur place. Cependant les concélébrants peuvent rester à leur place et prendre le Corps du Christ sur la patène, que tiennent le célébrant principal ou l´un ou plusieurs des concélébrants qui passent devant eux; ou bien ils se transmettent la patène de l´un à l´autre jusqu´au dernier.

Ensuite le célébrant principal prend l´hostie consacrée à cette messe et, en la tenant un peu élevée au-dessus de la patène ou du calice, tourné vers le peuple, il dit: Ecce Agnus Dei (Voici l’Agneau de Dieu)et il poursuit en disant, avec les concélébrants et le peuple: Domine, non sum dignus (Seigneur, je ne suis pas digne).

Puis le célébrant principal, tourné vers l´autel, dit à voix basse: Corpus Christi custodiat me in vitam aeternam (Que le Corps du Christ me garde pour la vie éternelle), et il consomme avec respect le Corps du Christ. Les concélébrants font de même, en se communiant eux-mêmes. Après eux, le diacre reçoit du célébrant principal le Corps et le Sang du Seigneur.

On peut consommer le Sang du Christ soit en buvant directement au calice, soit par intinction, soit en employant un chalumeau, ou une cuiller.

Si la communion se fait en buvant directement au calice, on peut employer une des manières suivantes. Restant à leur place, les concélébrants peuvent consommer le Sang du Seigneur en buvant au calice que leur présente le diacre ou l´un des concélébrants; ou encore en se le transmettant de l’un à l’autre. Le calice est toujours essuyé, soit par celui qui boit, soit par celui qui présente le calice. Chacun, après avoir communié, retourne à son siège.

Le diacre consomme avec respect à l’autel tout ce qui reste du Sang du Christ, en se faisant aider, le cas échéant, par quelques concélébrants, puis il porte le calice à la crédence. Là, lui-même ou un acolyte institué le purifie, l´essuie et le range comme à l’ordinaire (cf. n. 183).

On peut encore organiser la communion des concélébrants de telle manière que chacun à l’autel communie au Corps et, aussitôt après, au Sang du Seigneur. Dans ce cas, le célébrant principal communie sous les deux espèces comme à l’accoutumée (cf. n. 158), mais en observant pour la communion au calice le rite choisi pour la circonstance et utilisé par les autres concélébrants. Après la communion du célébrant principal, on dépose le calice sur un autre corporal, d’un côté de l´autel. Les concélébrants viennent au milieu de l´autel l´un après l´autre, font la génuflexion et communient au Corps du Seigneur; puis ils passent sur le côté de l´autel et consomment le Sang du Seigneur, selon le rite choisi pour la communion au calice comme on l’a dit précédemment. La communion du diacre et la purification du calice se font comme décrit plus haut.

Si la communion des concélébrants se fait par intinction, le célébrant principal prend le Corps et le Sang du Seigneur de la manière habituelle, en veillant seulement à ce qu´il reste dans le calice assez de vin consacré pour la communion des concélébrants. Puis le diacre ou l´un des concélébrants dispose convenablement le calice au milieu ou sur un côté de l’autel, sur un autre corporal, avec une patène contenant des morceaux d’hostie. Les concélébrants, l´un après l´autre, s´approchent de l´autel, font la génuflexion, prennent une parcelle, qu’ils trempent en partie dans le calice et, en tenant le purificatoire au-dessous de leur bouche, consomment l´hostie trempée, puis ils regagnent leur place du début de la messe. C´est aussi par intinction que le diacre communie. Il répond Amen au concélébrant qui lui dit: Corpus et Sanguis Christi (Le Corps et le Sang du Christ). Le diacre consomme à l´autel tout le vin consacré qui reste, en se faisant aider, le cas échéant, par quelques concélébrants, et porte le calice à la crédence. Là, lui-même ou l´acolyte institué le purifie, l´essuie et le range comme à l’ordinaire.