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Institutio generalis Missalis Romani

IGMR · Congrégation pour le culte divin · 2003 · FR · 399 paragraphes · vatican.va ↗

Parmi les objets requis pour célébrer la messe, on honore tout spécialement les vases sacrés et, parmi eux, le calice et la patène dans lesquels le vin et le pain sont offerts, consacrés et consommés.

Les vases sacrés seront en métal noble. S’ils sont faits d´un métal susceptible de rouiller ou qui soit moins noble que l´or, ils seront normalement dorés à l´intérieur.

Au jugement de la Conférence des évêques, après confirmation des actes par le Siège Apostolique, les vases sacrés peuvent être faits aussi en d’autres matières solides que, dans cette région, tout le monde juge nobles, comme l´ébène ou d’autres bois durs, pourvu que ces matières conviennent à l’usage sacré. Dans ce cas, on donnera toujours la préférence aux matières qui ne se brisent ni ne s´altèrent facilement. Cela vaut aussi pour tous les vases sacrés destinés à recevoir les hosties, comme la patène, le ciboire, la custode, l´ostensoir, et autres du même genre.

Les calices et les autres vases destinés à recevoir le Sang du Seigneur auront leur coupe en une matière non poreuse. Quant au pied, il pourra être fait d´autres matières, solides et dignes.

Pour la consécration des hosties, on peut employer fort à propos une patène assez grande, dans laquelle on mettra non seulement le pain pour le prêtre et le diacre mais aussi celui pour les autres ministres et les fidèles.

Quant à la forme des vases sacrés, l´artiste peut choisir celle qui correspond aux habitudes de chaque région, pourvu que chacun de ces vases soit adapté à l’usage liturgique, auquel il est destiné, et qu’on le distingue clairement des vases à usage quotidien.

Pour la bénédiction des vases sacrés, on observera les rites prescrits par les livres liturgiques136Cf. Pontifical romain, Rituel de la Dédicace, ch. VII, Bénédiction du calice et de la patène ; Rituel romain, Livre des bénédictions, Bénédiction d’objets pour le culte, nn. 1068-1084..

On maintiendra la coutume d’installer dans la sacristie une piscine pour y verser l’eau d’ablution des vases et des linges sacrés (cf. n. 280).

Dans l´Église, qui est le Corps du Christ, tous les membres n´exercent pas la même fonction. Cette diversité des ministères dans la célébration de l’Eucharistie se manifeste extérieurement par la diversité des vêtements liturgiques, qui doivent donc être le signe de la fonction propre à chaque ministre. Il faut cependant que ces vêtements contribuent aussi à la beauté de l´action liturgique. Il convient que les vêtements liturgiques des prêtres et des diacres, ainsi que des ministres laïcs, soient bénis avant de servir pour la liturgie, selon le rite prévu dans le Rituel romain137Cf. Rituel romain, Livre des bénédictions, Bénédiction d’objets pour le culte, n. 1070. .

Le vêtement liturgique commun aux ministres ordonnés et institués, de tout degré, est l´aube, serrée autour des reins par le cordon, à moins qu´elle ne soit confectionnée de telle manière qu’elle puisse s’ajuster même sans cordon. On mettra un amict avant de revêtir l´aube si celle-ci ne recouvre pas parfaitement l’habit commun autour du cou. On ne peut pas remplacer l´aube par le surplis, même sur la soutane, lorsque l´on doit revêtir la chasuble ou la dalmatique, ou, selon les prescriptions, l´étole seule sans la chasuble ou la dalmatique.

Le vêtement propre au prêtre célébrant, pour la messe et les autres actions sacrées en lien direct avec la messe, est la chasuble, à moins que ne soit prévu un autre vêtement à porter par-dessus l´aube et l´étole.

Le vêtement propre au diacre est la dalmatique qu´il doit revêtir par-dessus l´aube et l´étole ; en cas de nécessité pourtant ou pour un moindre degré de solennité, il peut ne pas la mettre.

Les acolytes, les lecteurs et les autres ministres laïcs peuvent porter l´aube ou un autre vêtement approuvé dans leur région par la Conférence des évêques (cf. n. 390).

Le prêtre porte l´étole autour du cou et la laisse pendre devant la poitrine; le diacre la porte en sautoir, en travers de la poitrine, de l´épaule gauche au côté droit du corps, où elle se ferme.

Le pluvial, ou chape, est utilisé par le prêtre lors des processions et autres actions liturgiques, selon les rubriques propres à chaque rite.

En ce qui concerne la forme des vêtements liturgiques, les Conférences des évêques peuvent définir et proposer au Siège Apostolique les adaptations correspondant aux besoins et aux habitudes de chaque pays138Cf. Const. lit., n. 128..

Pour la confection des vêtements liturgiques, outre les matières traditionnelles, on peut employer les fibres naturelles propres à chaque pays, ainsi que certaines fibres artificielles pourvu qu´elles conviennent à la dignité de l´action sacrée et de celui qui l´accomplit. En ce domaine, la Conférence des évêques sera juge139Cf. ibidem..

La beauté et la noblesse du vêtement ne doit pas tenir à l´abondance des ornements surajoutés, mais à la matière employée et à la forme du vêtement. Celui-ci pourra présenter des motifs, des images ou des symboles qui indiquent un usage sacré, et l’on écartera ceux qui jureraient avec lui.

La variété des couleurs pour les vêtements liturgiques vise à exprimer efficacement et visiblement ce qui caractérise les mystères de foi que l´on célèbre et par suite le sens de la vie chrétienne qui progresse à travers le déroulement de l´année liturgique.

L’emploi de diverses couleurs des vêtements liturgiques, on observera l´usage reçu, c´est-à-dire : Cependant les Conférences des évêques peuvent, en ce qui concerne les couleurs liturgiques, déterminer et proposer au Siège Apostolique des adaptations qui correspondent aux besoins et à la mentalité des peuples.

On célèbre les messes rituelles avec leur couleur propre ou bien en blanc ou en couleur de fête. On célèbre les messes pour intentions et circonstances diverses avec la couleur propre du jour ou du temps, ou bien en violet si elles ont un caractère pénitentiel (par ex. nn. 31, 33, 38). On dit les messes votives avec la couleur qui convient à la messe célébrée ou bien avec la couleur propre du jour ou du temps.

Notes

  1. 136. Cf. Pontifical romain, Rituel de la Dédicace, ch. VII, Bénédiction du calice et de la patène ;Rituel romain, Livre des bénédictions, Bénédiction d’objets pour le culte, nn. 1068-1084.
  2. 137. Cf. Rituel romain, Livre des bénédictions, Bénédiction d’objets pour le culte, n. 1070.
  3. 138. Cf. Const. lit., n. 128.
  4. 139. Cf. ibidem.