TheoFonsAux sources de la foi

Institutio generalis Missalis Romani

IGMR · Congrégation pour le culte divin · 2003 · FR · 399 paragraphes · vatican.va ↗

Dans les lectures, la table de la parole de Dieu est dressée pour les fidèles, et les trésors bibliques leur sont ouverts61Cf. Const. lit., n. 51.. Il importe par conséquent d’observer l’ordonnance des lectures bibliques, qui montre bien l’unité de l’un et l’autre Testament et de l’histoire du salut, et il n’est jamais permis de remplacer les lectures et le psaume responsorial, qui contiennent la parole de Dieu, par d’autres textes non bibliques62Cf. Jean-Paul II, Lettre apostolique Vicesimus quintus annus, du 4 décembre 1988, n. 13 : DC 1985 (1989), 521..

Dans la célébration de la messe avec peuple, les lectures sont toujours proclamées de l’ambon.

Traditionnellement, la fonction de proclamer les lectures n´est pas une fonction présidentielle, mais ministérielle. Les lectures seront donc proclamées par un lecteur et l’Evangile par le diacre ou, en son absence, par un autre prêtre. Toutefois s’il n’y a pas de diacre ou d’autre prêtre, le prêtre célébrant lira lui-même l´Évangile ; et s’il ne se trouve pas non plus d’autre lecteur idoine, le prêtre célébrant proclamera aussi les autres lectures. Après chaque lecture, le lecteur dit une acclamation à laquelle répond le peuple rassemblé, accordant ainsi honneur à la parole de Dieu accueillie dans la foi et dans un cœur reconnaissant.

La proclamation de l’Evangile constitue le sommet de la liturgie de la Parole. Il faut lui accorder la plus grande vénération. La liturgie elle-même nous l´enseigne puisqu’elle la distingue des autres lectures par des marques d’honneur spécifiques : soit de la part du ministre chargé de l´annoncer, qui s´y prépare par la bénédiction et la prière; soit de la part des fidèles qui par leurs acclamations reconnaissent et professent que le Christ est présent et leur parle, et qui écoutent sa lecture debout ; soit par les signes de vénération adressés au Livre des Évangiles.

Notes

  1. 61. Cf. Const. lit., n. 51.
  2. 62. Cf. Jean-Paul II, Lettre apostolique Vicesimus quintus annus, du 4 décembre 1988, n. 13 : DC 1985 (1989), 521.